Constat :

Lors des ateliers participatifs organisés avec les participants majoritairement primo-arrivants en 2017 (montage projet) et 2018 (démarrage projet), et aussi avec des associations et des citoyens, la volonté de pouvoir faire du bénévolat est ressortie à de nombreuse reprises. Les raisons invoquées par les participants primo-arrivants étaient diverses et variées (pour se créer un réseau social; pour exister au sein de la société d’accueil; se reconstruire;  montrer que l’on a des compétences; se créer un réseau social et des connaissances…). Cette envie et ce besoin de la part du public primo-arrivant a souvent été soulignée également par l’équipe des accompagnateurs sociaux de VIA. Lors du bilan social réalisé au début du parcours d’accueil, de nombreux bénéficiaires parlent en effet de la difficulté d’accès à des activités bénévoles (barrière de la langue, craintes, méconnaissance du réseau associatif et de la société d’accueil).

Objectifs :

Forte de son expérience, de sa connaissance du public et d’un vaste réseau de partenaires, VIA pourrait répondre à ce besoin en facilitant l’accès au bénévolat pour le public primo-arrivant (créer du lien entre le public primo-arrivant motivé par un projet de bénévolat, et des structures associatives à la recherche de ressources humaines et d’un partenariat de ce type). La cellule bénévolat a aussi pour ambition de partager son expérience avec d’autres structures et associations et si possible, de développer et partager des outils de mise en relation qui pourront être utiles à tous les acteurs de l’accueil à Bruxelles.

Parties prenantes :

  • VIA asbl: Laura Diop, gestionnaire du projet CAMIM et Michelle Uthurry, coordinatrice Accueil et Réseau de VIA, chargée du développement de la cellule de bénévolat
  • Associations partenaires bruxelloises : Il s’agit d’une part des associations qui participent au projet CAMIM depuis son démarrage et qui ont montré leur intérêt/partagé leur expertise au sujet du projet de cellule de bénévolat. D’autre part, il s’agit de rencontrer et de former un répertoire d’associations nouvelles (ou avec lesquelles VIA collabore déjà) intéressées par ce projet de bénévolat.
  • Public primo-arrivant demandeur et porteur d’un projet de bénévolat. A terme, il sera possible pour les primo-arrivants qui auront réalisé une mission de bénévolat de s’impliquer au sein de la cellule (témoignage de leur expérience durant les formations/séances d’informations…).

Ou en sommes-nous actuellement ?

Depuis l’ouverture de la cellule de bénévolat en février 2019, des entretiens individuels avec les primo-arrivants qui souhaitent faire du bénévolat sont réalisés sur rendez-vous (motivation ; analyse de la faisabilité du projet de bénévolat ; matching avec les associations qui peuvent accueillir du public sur base des attentes mutuelles…). A ce jour, 15 primo-arrivants sont des bénévoles actifs au sein d’associations bruxelloises. Parmi les associations partenaires, nous retrouvons les consultations ONE Josaphat et Progrès, la Croix-Rouge de Schaerbeek, la Croix-Rouge Vesti-Boutique, Fruit Collect, Nasci, Groot Eiland, l’Université Populaire d’Anderlecht, et la Bibliothèque Le Phare à Uccle.

Vidéo-reportage de participants à la Cellule de Bénévolat

Contact :

Si vous souhaitez de plus amples informations au sujet de la cellule de bénévolat, contactez-nous par email à l’adresse m.uthurry@via.brussels ou par téléphone 02/563.52.57

Témoignages de participants à la Cellule de Bénévolat : 

«Pour moi, le bénévolat c’est une nourriture de l‘âme; c’est comme un médicament qui fait du bien aux autres et à soi-même»

«C’est une porte qui s’ouvre pour connaître la nouvelle société, apprendre la langue, apprendre un métier, avoir de l’expérience»

« La peur de ne pas être à la hauteur est partie parce qu’être bénévole m’a donné du courage pour me battre dans la vie. Je me suis inscrite à une formation d’administration. Sans le bénévolat, je ne l’aurais pas fait. Ça m’a donné le courage de le faire »

« Oui, la peur de travailler en groupe a diminué un peu. Les personnes qui sont dans l’association m’ont diminué la peur. Ils disent toujours « on travaille en famille ». Il n’y a pas de problèmes, de conflits… »

« J’ai eu un accident. J’ai des problèmes de vue. Moi, je voulais faire du bénévolat pour surpasser mon handicap. J’ai dû arrêter de travailler […] Maintenant, je suis dans deux bénévolats. »

« J’ai envie de m’intégrer et d’apprendre la culture Belge […] Le bénévolat te permet même de guérir psychologiquement. »

« Moi, je dis toujours à mes amis de Syrie: il faut participer, il ne faut pas rester négatif»

«Je travaille à l’ONE (comme bénévole). Ils sont comme ma famille maintenant.»

« Ça a changé quelque chose dans ma vie. Ça m’a rendue encore plus active. Ça me donne de la force. Je suis occupée, je ne suis plus tout le

temps occupé à me lamenter, me poser des questions, à me rappeler des choses du passé »

« Avant, j’avais une mauvaise image de moi. Maintenant, quand on m’appelle je peux dire que je vais au travail, que je suis occupée, que je fais quelque chose de ma vie et ça fait vraiment du bien »

« Ça m’aide à utiliser le français plus spontanément dans la vie. Par exemple quand je venais de faire mon examen, j’ai eu un problème

avec le passé composé. J’ai dit à l’ONE, il faut que vous m’aidiez à l’utiliser ! Alors ,ils me posaient plein de questions, tout le monde s’y

est mis. Ça m’a aidé vraiment ! »